
Ce travail a été conçu autour de trois grandes notions : les arts plastiques, les arts appliqués et le recyclage. J’ai travaillé avec des bouteilles en plastiques ou des petites cuillères afin de réhabiliter ces matériaux oubliés et pourtant tellement nombreux. Le but a été de créer, d’innover avec des déchets, et d’en faire des matériaux à part entière pour réaliser un projet : la lampe. En travaillant sur leurs caractéristiques fondamentales (la transparence, l’opacité, la rigidité ou la souplesse…), j’ai pu les modeler, les transformer, pour en faire quelque-chose de beau, de fonctionnel, d’utile, de plaisant. Dans cette société qui jette et consomme à outrance, ces lampes incarnent la notion de recyclage et de développement durable.
J’ai également travaillé sur le lien entre les arts plastiques et les arts appliqués. Ayant passé mon année de seconde en STD2A et le reste de mon lycée en arts plastiques, j’ai eu l’occasion de voir deux univers différents avec des approches de l’art tout à fait à part. En cela, et dans l’optique de mon orientation future je voulais trouver le juste milieu. J’ai donc crée deux lampes tout à fait fonctionnelles et esthétiques en prenant en compte les contraintes matérielles et environnementales. Cette première partie constituait le travail du designer, la seconde a été de me placer en tant que plasticienne. Pour cela, je les ai exposées en les mettant en scène dans une installation. Les lampes sont posées en hauteur sur des cartons recouverts de détritus, elles surplombent ces déchets, comme pour montrer que, de cet amont d’indésirables, peut en ressortir quelque-chose d’utile. Enfin il y a bien sûr, tout un travail photographique en noir et blanc, avec des jeux d’ombres : celles projetées par les lampes et les ombres des lampes elles-mêmes.
Ce projet a pour but de faire réfléchir le spectateur/consommateur sur son mode de vie et sa propre consommation. Il pousse celui qui regarde à se questionner, et à celui qui achète, de faire un geste pour la planète. Ces lampes servent à offrir une réflexion sur notre monde et à, je l’espère, éveiller certaines consciences.

Les œuvres et produits du designer néerlandais Tejo Rémy m’ont également beaucoup inspiré pour ce projet. De plus, on peut également mettre en lien cette connexion des arts appliqués et arts plastiques avec l’école du Bauhaus.











